lundi 20 décembre 2010

Le Northland, ça fout les glandes



 Comme à notre habitude, on a commencé le tour de la région par la côte est et on a pu profiter du soleil et de la mer. On s'est rendu compte que c'était la fin de l'année scolaire ici, les vacances d'été commencent! Youpi! Les kiwis vont venir faire les touristes en short avec nous!



Cherchez l'intru
 
Les sapins poussent à l'envers ici, les épines vers le haut. Mais celui-ci a une particularité...

Une sculpture à l'entrée d'une maison
C'est vrai qu'avec un kangourou tout de suite ça fait plus aventure

Ca si c'est pas de la photo de stars

Dans la région de Whangarei, la grosse ville de la région (le point rouge sur la carte), les forêts sont pleines de gros rochers, manquent plus que les farfadets.



Remake Romeo & Juliette, le comble du romantique!

Ah mais le voilà le farfadet!

Et il y a aussi plusieurs caves qu'on peut aller explorer à condtion de bien vouloir sacrifier ses chaussures en marchant dans l'eau. Et si on va assez profond, on voit les centaines de vers luisants qui tapissent les parois, on serait presque tenté de chercher les constellations!





Ensuite on a longé ce qu'ils appellent the bay of islands, qui comme son nom l'indique est composée de plein de petites îles et péninsules que des ferrys ou des hélicoptères font communiquer avec le continent. C'est assez joli et très touristique. On a vu un spectacle de danses polynésiennes par des étudiants. Pour info, les maoris sont des polynésiens qui sont venus peupler la Nouvelle Zélande au 14ème siècle, et cela en pirogue bien entendu.


L'une des péninsules de la Bay of Islands


Et le moment d'atteindre le bout du nord est venu. A nous le Cap Reinga (point bleu) et le phare du bout du monde qui voit se rencontrer la mer de Tasman et le Pacifique ... le problème c'est que le sale temps était aussi au rendez-vous, résultat on ne voyait rien à plus de 20m, ah ça oui on l'a vu le phare, mais pas le bout du monde! On est quand même resté 2 jours dans l'espoir de profiter d'une petite éclaircie mais rien, le Cap Reinga restera donc un mystère pour nous. Voici tout de même quelques clichés de ce très certainement merveilleux endroit.



Pluie et vent étaient bien sûr de la partie

 
On a donc dû faire avec ce temps breton pendant le reste de notre périple dans le Northland (d'où l'intitulé de cet article).

Juste en dessous de la pointe, on est allé jouer dans les immenses dunes de sable qui séparent la plage de la route (7km² à cet endroit)






chutttt






















Le géant des dunes est passé par là

Et c'est là qu'a commencé la grande descente vers le sud! En redescendant le Northland, on s'est arrêté dans les réserves de kauris géants, des arbres endémiques à la Nouvelle Zélande, vieux de plusieurs milliers d'années, très prisés pour leur bois utilisé pour faire des meubles et objets d'art. On a même vu le kauri le plus haut du pays qui atteint 51m, Tane Mahuta, le Dieu de la forêt, malheureusement on avait oublié l'appareil photo dans le van. Et après on a fait une petite rando pour admirer le plus large cette fois ci, qui fait 16m de circonférence, qu'on appelle Te Matua Ngahere, le Père de la forêt. Très impressionant, jamais vu d'arbre aussi imposant, mais alors on n'a pas de photo non plus car une averse tropicale mais froide a failli nous noyer, et là il a fallu courir! Enfin voici quand même quelques photos de plus petits kauris qu'on avait vus le matin, dans un sanctuaire de kauris où on a passé la nuit.




Il faut imaginer ça en 5 fois plus gros
D'ailleurs en voulant reprendre la route le matin, on a eu la bonne surprise d'être bloqué sur la route par un arbre tombé pendant la nuit. Etant une route très peu empruntée, personne ne nous aurait trouvés alors on a appelé les secours et la tronçonneuse est venue nous sauver la vie.

Libérez Josette!

Les super héros (enfin sauf un qui fait semblant pour la photo)

 Et pour un peu de culture, aujourd'hui, il est interdit de couper les kauris, c'est une espèce protégée, mais il est possible de trouver des arbres entiers arrachés par des tsunamis et enfouis sous d'épaisses couches de sable, certains depuis 50.000 ans. Alors il y a quelques fous qui louent des machines à des prix exhorbitants pour les sortir de la terre et gagner leur vie en vendant des meubles et autres objets d'art. Dans une dizaine d'années, ces objets seront probablement devenus des antiquités! La gomme de kauri, ou la résine, est aussi très recherchée, un peu comme l'ambre.

On s'est ensuite approché d'Auckland et c'est la côte est qu'on a exploré cette fois-ci.

La plage de Piha et le Lion Rock

Le Morepork, ou le Ruru en maori, le seul hibou de Nouvelle Zélande
L'immense plage de Karekare qui a servi de décor au film La Leçon de Piano
Antoine progresse dans son apprentissage de marche sur l'eau
 Et voilà, nous sommes à jour dans le blog puisque nous avons quitté le Northland hier (lundi) et sommes à présent sous Auckland, en direction de Wellington où nous avons rendez-vous le 28 décembre pour prendre le ferry qui nous conduira dans l'île du sud. 

A bientôt pour les dernières nouvelles de l'île du nord! (la prochaine fois j'essaie de faire écrire Antoine mais c'est pas gagné)

Bonnes vacances aux vacanciers!




Back to Auckland

Le point rouge c'est Auckland!


Après cette semaine coromandelienne (qui remonte un peu maintenant), passage obligatoire à Auckland pour réparer Josette la Vanette qui s'est fait refouler au contrôle technique (à faire tous les 6 mois dans ce pays!). On a dû passer une nuit en camping en plein Auckland où on a essayé de tricher en nettoyant les endroits où il y avait des fuites pour faire croire qu'on les avait fait réparer.

Il fait bien semblant hein?

Pas mal non plus
 
Et il faut croire qu'on avait bien choisi l'endroit puisque le matin, tous les gens qui venaient de passer leur dernière nuit avant le vol retour pour leur pays nous ont donné tout ce qu'ils allaient jeter. Résultat des courses: pain de mie, huile d'olive, vinaigre, oranges et mandarines (pas très bonnes par contre, on comprend pourquoi ils n'en voulaient pas), une pomme, du beurre, des pâtes en forme de kangourous, 4 bières light, des noodles, du ketchup, de la sauce soja, un spray anti insectes (très efficace contre ces satanés moustiques qui se prennent pour nos colocs!), de la sauce tomate, 3 produits vaisselle (au cas où on manquerait de sauce), des biscuits, un brocoli, une fiole de rhum et les citrons qui vont avec, du PQ (toujours bon à prendre), des serviettes en papier, du saumon en boîte, 3 sels, des burritos, de la lessive, enfin de tout sauf de la mayonnaise, on peut vraiment pas compter sur les gens. Donc après avoir fait le plein pour 4 mois au camping, on s'est occupé des réparations de la vanette (notre tricherie n'a fonctionné qu'à 50% mais on a échappé au pire: le remplacement de la pompe à diesel, ouf!). Ca n'a pris qu'une journée ,on pensait devoir rester une semaine à Auckland le temps d'avoir un rendez-vous et puis non. On a quand même passé une nuit dans l'auberge où on était allé à notre arrivée en Nouvelle Zélande, on avait un peu l'impression de revenir à la case départ, mais cette fois ci, l'inconnu nous était familier (...)

Et après avoir dépensé trop de sous en 2 jours, on est parti pour le grand nord, qui contrairement à chez nous, est la région la plus chaude du pays, et franchement, c'est assez difficile de se faire à l'idée qu'on va se faire une petite semaine au chaud dans le nord.


Les Coromandels, la suite!

 Voici donc la visite de la péninsule du Coromandel, dans le sens est - nord - ouest - sud. Tout a commencé par la jolie plage de Whiritoa, pas très loin au nord de Waihi...





Antoine essaie encore de berner le touriste

Après ça, on a visité les Cathedral coves, une fissure dans la falaise qui, avec le temps, s'est transformée en un énorme trou qui pourrait ressembler à une entrée de cathédrale.

Cathedral cove

Et pour la petite anecdote, on a failli assister à la transformation d'une fille en bernique qui a voulu passer dans le trou au moment où une grosse vague venait s'écraser contre la roche. Trop LOL.

Et puis on a passé la nuit sur le parking de la Hot Water Beach, pour attendre la marée basse du lendemain matin et assister à un drôle de phénomène très populaire dans la région: une flopée de touristes en shorts, armés de pelles tranchantes prêts à se liguer pour creuser et creuser encore, inlassablement, malgré les vagues destructrices. Il s'agit d'un véritable syndrôme , tout le monde s'y met, les enfants et les au-dessus de 50 ans (et puis ceux du milieu aussi bien sûr), LE SYNDROME DE LA PELLE!! Tous à la recherche du même bonheur...

Trouverez vous le meilleur creuseur de la plage?...

Ah il s'la pète avec sa grosse pelle!
Alors, vous avez deviné? Eh bien tous ces obsédés de la pelle (dont nous faisons bien évidemment partie! On a même loué une pelle pour 5 Dollars! Haha!) creusent en fait pour se faire des bains d'eau chaude! Oui vous avez bien entendu!! Il s'agit d'une zone géothermale, où la roche chauffe à 160° à plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Par endroit, le sable est donc brûlant (jusqu'à 80°!!) sur une centaine de mètres sur la plage, et les gens profitent de ce phénomène pour se creuser des baignoires et profiter d'un bon bain chaud (un peu refroidi par l'eau de la mer quand même, parce que 80°, y'a de quoi vous cuire les oeufs!). Bon, il faut avouer que nous on a pas trop réussi à creuser de vrai trou parce qu'on avait choisi un endroit où il y avait un peu trop de vagues et le coefficient de la marée n'était pas très fort alors ça a un peu foiré (et puis aussi parce qu'Antoine n'a pas assez de muscles). Mais bon à la fin, ça ressemble plus à la pataugeoire municipale, et à ce moment là, la pelle est très pratique pour se frayer un chemin au milieu des mioches.



  Après cette grande marrade, on a passé une nuit à Opito Bay, toujours sur la côte est de la région...

Un joli Pohutukawa en fleur, leur arbre de noël

Alors on a un peu de sauce coincée dans l'gosier?
 
... puis on a traversé pour arriver à l'ouest, à Coromandel Town (le point bleu sur la carte, dans le post précédent), où on a dégusté les addictives moules fumées. Alors par contre ici c'est pas de la moule de ... hein, encore vivant c'est de la taille d'un steak, on a trouvé des coquilles plus grosses que la main!

Je me fais l'avion toute seule, histoire de me faire baver un peu

Et puis on est parti vers le cap nord, celui qu'il faut mériter puisqu'avant d'y parvenir il faut endurer 50 loooongs km de route gravelée, mais la vue imprenable nous a fait oublier le pare brise de Josette la vanette qui en prenait un sacré coup. Et puis on est arrivé au bout du bout, là où la route s'arrête, au campsite de Fletcher Bay, parés pour la grande rando du lendemain qui va sur la côte est, à Stony Bay. Là bas, on a rencontré un belge, Olivier, qui nous a proposé de partager les moules qu'il venait de pêcher (en même temps venant d'un belge, on s'est pas trop étonné, il manquait plus que les frites!), alors on a décidé que ce serait le jour de la moule, et on a remis ça au dîner, moules au barbeuc cette fois ci! So good!


Ca c'est une petite...
  Et puis le lendemain, comme prévu, on est parti pour la rando qui joint les deux baies du nord.


Encore un pohutukawa, habité celui là.
  Puis comme on était déjà tout en haut, et qu'on pouvait pas aller plus haut, ben on est redescendu. On est allé à la pêche aux moules à Te Mata, là où Olivier le belge avait pêcher ses 25 moules en 10 minutes, et puis on a compris qu'il nous avait menti lorsque nous sommes rentrés bredouilles. En vrai, c'était lundi, les touristes du week end ont dû tout prendre... ou alors on est vraiment niais! Donc on a continué jusqu'à la sortie des Coromandels. On a passé une nuit à Miranda, à la frontière avec la région d'Auckland, qui est une réserve d'oiseaux. On est donc allé dans une cabane qui sert d'observatoire. Et comme on s'était acheté un livre des oiseaux, maintenant on est content, on connait plein de noms d'oiseaux! Mais seulement en anglais. Là bas il y a une colonie de « godwits », des oiseaux marrons de la taille d'une mouette qui ont un très long bec pointu pour attraper des trucs profond dans le sable, et qui sont surtout connus pour migrer en Alaska régulièrement dans leur vie d'oiseau, trajet qu'ils feraient en une seule fois, 11000 kms en 8 jours, balaise non?

Ah oui au fait, très bonne idée les jumelles!
La colonie de godwits et autres ailés

La secte des cormorans




jeudi 9 décembre 2010

Les Coromandels ça vous fait glousser des ailes

Thaïna, Jermaine, Tess, Tegan, Gaspard, the Thomases, Ulrike, Carlos, Leo, Lara, Taylor, Benoît, Elena, Caroline, Tania, Vlad et Iana, Julie, Mauro, Zac, Kay, Thorge, Nick, Kyle... Voilà tous les wwoofers qu'on a rencontrés chez Taryn et Marcelo, une australienne et un brésilien qui vivent ici en Nouvelle Zélande, ils tiennent un business de vente de fruits (qu'ils achètent dans le coin), et économisent pour leur projet de monter une auberge de jeunesse en Patagonie. On est resté 15 jours chez eux, dans le sud de la région des Coromandels, à Waihi (le point rouge sur la carte).


 





 Une péninsule à l'est d'Auckland, réputée pour être le refuge des kiwis hippies. C'est sa grande bôôôté qui les a tous ramenés dans le coin, ici c'est poterie, mosaïques, poterie, sculpture sur bois, verre et fer, poterie, bijoux et surtout, poterie (Maman, Matou, les fiiilles, c'est endroit est fait pour nous!!!) Dommage que Josette la Vanette soit trop petite, sinon elle aurait fini en galerie d'art!








Là bas, on travaillait 4 jours pour 3 jours libres, bon système pour aller se ballader et avoir le temps de traînasser (en plus ça tombe bien, on aime bien ça!). A notre arrivée, on était 13 wwoofers, et 22 à notre départ! On dormait tous dans une sorte de grange, séparée en plusieurs « chambres » par des tapis pendus. On avait pour coloc Gaspard et les cafards de 5cm de long!! Pour manger, 2 personnes étaient désignées chaque soir pour préparer le dîner. Autant dire qu'il vaut mieux s'y prendre 3h à l'avance si on veut satisfaire la vingtaine d'estomacs affamés! Et pour la vaisselle, c'est le supplice de « the game » qui, après chaque repas, désigne les heureux élus chargés de faire la vaisselle, de nettoyer la cuisine, de préparer le thé ou le café, ou encore de faire un massage à son voisin de droite (selon le voisin de droite, on est content de piaucher cette tâche). On a fait du jardinage, sous les ordres de Thaina, une des wwoofeuses brésiliennes, spécialisée en écologie et tout ça, elle nous a fait construire une grosse boîte qui permet de faire sécher les fruits (que j'ai oubliée de prendre un photo! Muy mal!), et aussi notre plus belle oeuvre, le jardin en spirale, dans lequel on fait pousser des herbes aromatiques.


Et le week end, ceux qui avaient le permis (nous entre autres), sommes partis chacun de notre côté avec un des nombreux vans de Taryn et Marcelo, pour vendre des fruits sur le bord de la route. Mon spot était à Waihi même, Antoine, lui, était dans une ville un peu plus loin à Te Aroha. On a fait du sacré business « 10 avocados for 5 Dollars! Strawberries! Asparagus! Tomatoes, nectarines and apricots! And our best product, they come from Gisborne and they will make you addicted, the oranges!! Hurray!! » (oui ça ça veut dire hourra... bon c'est vrai j'en rajoute un peu) 

Mon van!! Bernie

Donc ça c'était la partie travail, et sinon pendant nos jours libres on s'est pas mal promené. Un jour on a fait une rando de 6h avec une mini pause de 20min pour manger un avocat, un truc à la Indiana Jones avec un chemin jonché de troncs d'arbres tombés pendant l'hiver qu'il a fallu escalader, et bien entendu, ma partie préférée... une rivière à traverser!! Mais alors cette fois une vraie où il fallait enlever ses chaussures et tout!! LA PREUVE EN IMAGE:

Bon là j'me la pète un peu mais en vrai je pleurais

Voilà ce qui arrive quand on se prend pour Indiana Jones mais qu'on est trop court sur pattes (Emma je t'achèterai de nouvelles chaussures...)

 Pas loin de chez Taryn et Marcelo il y avait des chutes d'eau où on est allé se baigner (enfin pas 3h, l'eau n'est pas à 25° non plus)

the frog

Il y a Waihi Beach aussi à unedizaine de km où on est plusieurs fois allé tous ensemble.


La seule photo de notre hôte, Taryn (celle qui penche la tête)
 
Et partie culturelle: Waihi est une mine d'or, toujours un peu exploitée. Du coup on est parti sur les traces des mineurs d'antan dans les gorges de Karangahake...


Antoine pause dans les ruines
L'un des nombreux tunnels de la mine


Manon transgénique

Comment ça on voit rien?? un tunnel d'1km de long t'y verrais toi?
Gaspard et Antoine try to remake the beatles mais à 2 c'est pas facile
Transgénisme bis

  Et voilà, on a quitté cette colo-wwoofing le 1er décembre, après quoi on est reparti sur la route, toujours contents de retrouver Josette. On a fait le tour de la jolie région des Coromandels, et si vous voulez en savoir plus, reconnectez vous dans quelques jours... Bisous les enrhubés!