mardi 17 mai 2011

Welcome to the Outback

Salut tout le monde!



Après la Great Ocean Road, on a pris le bus pour la ville d'Adelaide, où on est resté quelques jours en couch surfing chez un australien : Chris Badman, direct descendant des Badman, une famille de bagnards irlandais bien connue en Southern Australia pour son habileté à étrangler et dépouiller les gentils français à l'aide d'une cuillère tordue. Mais celui ci était bien gentil, faut dire que son arrière grand mère était la fille du directeur de la prison de Melbourne dont il a gardé le côté hospitalier (il accepte d'accueillir tous ceux qui lui demandent... du coup, nous étions neuf couch surfeurs chez lui). Cependant, nous ne sommes pas sûrs à 100% de ses origines.
Bref, Adelaide est une ville très sympathique, beaucoup plus petite que Melbourne et Sydney. On a fait de bonnes petites ballades à vélos, et à pied et en bus, et revu des copains de la Great Ocean Road. 

La touche

Romantiques les australiens (Audrey, c'est un comme ça que tu veux?)

 Mais le vrai but de cet arrêt à Adelaide était de trouver d'autres copains qui pourraient nous emmener avec eux dans le désert. Ca a pris un peu de temps, mais finalement, Rob et Tina, un couple d'allemand qui était au couch surfing, ont décidé de nous emmener avec eux.

Photo de famille

Départ matinal direction les Flinders Ranges (le point violet), un parc naturel dans lequel il y a plein d'animaux....





Mickey le perroquet

et encore c'est rien parce que nous, on s'est perdu dans la nuit, et on aurait pu être mangé par un échidné (échidna en Anglais). Et l'échidné il a pas de dents. il vous pique avec ses piques, et ensuite il met son bec dans les trous et il mange en aspirant. Enfin, c'est ce que j'ai compris, mais mon Anglais n'est pas encore parfait. Manon dit qu'il met sa langue dans les trous du sol pour manger des insectes. Mais quand même c'est effrayant, un mammifère qui pond des oeufs, etquin'a pas de dents.

René l'échidné

Mais par contre c'est vrai qu'on s'est perdu. On a voulu faire une marche de 3h30 donc on est arrivé à la nuit et on ne retrouvait plus Josh (le 4x4 de l'outback). Du coup, on n'a pas trop profité des paysages non plus. Mais au moins, Popples s'est fait un copain, et Rob a fait sa première rando en Australie.
(Suivez ce lien pour suivre les aventures de Popples:
http://www.facebook.com/media/set/?set=a.441596979076.242309.723414076&l=b9defa6307 )

Et c'est reparti, direction Coober Pedy (le point bleu). Ça a l'air tout près sur la carte, mais en fait c'est 800 km. 800 km de rien ou quasiment rien. Arrivés à destination, on passe la nuit dans une auberge en sous-sol.



En fait, ce n'est pas par hasard qu'une ville a été construite ici au milieu de rien, c'est parce que sous la terre, on trouve de l'opale. C'est ici le plus gros gisement d'opale d'Australie. Alors les gens viennent s'installer ici pour creuser, et comme ils aiment bien ça, ils creusent aussi pour construire leurs maisons. Ce qui a l'avantage de faire des maisons bien isolées aussi. L'atmosphère de la ville est donc vraiment bizarre, tout droit sorti d'un vieux western ou d'un film de science fiction.

Attention aux trous !

Même l'église est underground !

C'est aussi la première ville dans laquelle on rencontre des Aborigènes. Ils vivent dans une grande misère, et le contraste avec les autres habitants est d'autant plus flagrant quand on voit la richesse que génère le marché de l'opale.

En vrai ils sont pas tous nus

On a aussi visité la maison d'un ancien chercheur d'opale. Harry Crocodile, ancien chasseur de crocodile arrivé à Coober Pedy pour faire fortune. A priori ça a pas mal marché pour lui parce que en plus de trouver de l'opale, il est devenu très célèbre pour l'excentricité de sa maison qui attira beaucoup de joliEs touristes...
Ces dernières ont d'ailleurs parfois oublié quelques affaires.



Sa maison vue de dehors

 Et pas loin de là sur la route, The Breakaways, un site aborigène sacré.



Après cet épisode sous-terrain, on reprend la route, et après une étape dans un motel paumé, on arrive à Uluru (ou Ayers Rock). Ah celui ci, on l'attendait, et on avait beau savoir qu'il fallait s'attendre à plus impressionnant que ce qu'on attendait, on a quand même trouvé ça méga impressionnant. On a fait un petit tour autour, 14 km en comptant les détours. Par contre, on a pas escaladé ce gros caillou parce que bien qu'il y ait un chemin pour aller dessus, il est aussi écrit partout qu'il ne faut pas y aller car c'est un lieu sacré pour les aborigènes (ce qui n'empêche pas des centaines de personnes par jour de le faire).
Voici donc les photos, mais à part peut être la photo avec popples, on ne se rend pas bien compte de la vraie taille du caillou.



Moustiquaire obligatoire pour ceux qui n'aiment pas manger des mouches

Le lendemain, on continue notre visite du parc naturel dans lequel se trouve Uluru, et on tombe sur Kata Tjuta (the Olgas) la deuxième curiosité du parc. Kata Tjuta en aborigène, ca veut dire "plusieurs têtes". Et c'est en fait plein de gros rochers (genre Uluru) arrondis qui ressemblent à des têtes. C'est vraiment chouette. On a pu faire une marche qui nous guide entre les roches et aussi autour. 




C'est assez incroyable 
Un endroit aussi vert 
Au milieu du désert
On dirait une fable
Noueux et malléables
Les humbles vers de terres
N'ont qu'a se mettre à table
Dans un désert si vert

Tout comme les dromadaires
Qui malgré leurs bons dos
En ont plein le derrière 

D'être appelé chameaux
AH les chameaux !
Pensent-ils tout bas.

Gilbert(o) et Robert(o)

Ensuite on est resté à peu près au même endroit sur la carte,(l'étoile orange), mais en fait on a roulé 300kms pour explorer Kings Canyon. Encore un endroit incroyable avec des formations rocheuses insolites en grès rouge et une végétation incroyable. De mieux en mieux. 

Où est Charlie?





Alors comme c'était vraiment bien on a prolongé notre séjour d'un nycthémère et on en a profité pour fêter mon anniversaire. En avant la musique, on fait tourner les serviettes... 

Et au menu: kangourou fumé, boulettes de dromadaire et pâté d'émeu

Samedi 14 mai, on se décide enfin à retourner à la civilisation. Seulement, la civilisation elle est à 500 kms, et c'est pas l'autobahn comme ils disent les allemands. Alors on passe la nuit sur la route dans une niche à souris, ambiance country music au bar jusqu'à 9h30. C'est ça l'outback. On reprend la route vers la ville avec quelques arrêts qui valaient le détour...

The red bank gorge... ah gla gla

Ochre pits

Sur la route on a aussi eu droit à un super coucher de soleil





Après toutes ces aventures, nous avons pris quelques jours pour vous écrire d'Alice Springs, à bientôt pour de nouvelles nouvelles.


mardi 3 mai 2011

The Great Ocean Road, pas GOR

Nous revoilà! 

Aux portes de la Great Ocean Road

En route pour la grande histoire de la Great Ocean Road, une route côtière qui commence à Torquay, un peu en dessous de Melbourne, et qui se termine environ 250km plus loin, à Port Fairy, à quelques heures d'Adelaide.



Et bien évidemment, on a eu la bonne idée de parcourir cette route méga touristique en plein milieu des vacances de Pâques! Probablement le pire moment de l'année puisqu'ici ils font pas semblant, ils ont tous 5 jours fériés à la suite! Alors en arrivant à Torquay, la 1ère étape, on a vraiment galéré à trouver une auberge, et c'est comme ça qu'on s'est retrouvé au fond de la ferme de Doug, dans une caravane, avec pour voisins un poney qui mord les pieds, et un italien retraité qui fait le meilleur cappuccino del mondo! Et c'est avec Doug qu'on a vu nos 1ers kangourous!! En fait ici c'est un peu comme les lapins chez nous, sauf qu'ils sautent plus haut et qu'on les appelle pas Panpan, mais Joey!

Mais qu'est-ce qu'il fait là celui là?
 (et les téléspectateurs de Lost... suis-je la seule à trouver que ce mouton ressemble à Hurley?)
Bref, voici le vrai kangourou:


Pas loin de là, on est allé à Bells Beach, là où se tenait une compétition mondiale de surf, et comme la wave était plutôt sucky et que ça swellait grave (cheers bolloc'h!), on est allé voir la finale hommes, et c'est l'australien Joel Parkinson qui a remporté la médaille, sans trembler!

The winner

Et en plus, on a eu plein de barres de céréales gratuites, autant dire que ça a fait un heureux...



Et j'ai oublié de dire que comme c'était mardi, le petit prince a dit... oups pardon je m'égare... comme c'était pâques, les vans à louer étaient absolument hors de prix, donc on a décidé de faire le trajet en stop, il manque plus que les rollers pour être dans le total Antoine style! 

On aime: le panneau pour les touristes distraits

Une fois on a même eu beaucoup de chance, c'est un van de tour organisé qui nous a pris en stop, du coup on a eu droit à la visite guidée et même au repas gratuits, alors que les gens avaient payé 100 dollars! On s'est arrêté dans plein de coins sympas, et entre autres aux endroits qui rendent la Great Ocean Road aussi célèbre:

Loch Ard

The London Bridge (qui comme vous l'aurez remarqué, n'est plus un bridge)
  (Pour la petite histoire, le bout qui le raccrochait à la terre s'est écroulé en 1991, et 2 personnes se sont retrouvées bloquées sur la partie en mer, ils ont dû être sauvés en hélico, mais quelle esclandre quand  on devient soudain la star des journaux locaux, qu'on avait dit à son patron être malade, et qu'on contait fleurette à une autre qu'à sa femme...)


The Bay of Martyrs (= La Baie des Martyrs)
Les 12 apôtres (bon en vrai y'en a que 7 mais c'est plus accrocheur que les 7 nains)

 Et puis après les kangourous, on a pu s'extasier sur leurs copains les koalas, perchés à 10m du sol et qui dorment la plupart du temps, drogués à l'eucalyptus (d'ailleurs leur cerveau est tout petit comparé à la grosseur de leur tête, et cela pour utiliser plus d'énergie à se désintoxiquer qu'à réfléchir!)

Andrea le koala
Sur la route, on s'est aussi arrêté à un cratère de volcan éteint depuis 30000 ans, où plein d'animaux ont élu domicile. C'est donc là qu'on a vu des wallabys (petits kangourous), et des émeus (un mix autruche - lama)! J'avoue que je ne faisais pas ma maline face à ces grands oiseaux moches, surtout qu'ils font un bruit très bizarre, comme si quelqu'un jouait du djembé au fond de leur gorge!

Rémi le wallaby

Bon la photo est pas géniale mais comme j'ai dit je ne me sentais pas dans mon élément. Je ferai mieux la prochaine fois
On a continué le périple, rencontré des gens très cools, et nous voilà à Mt Gambier (le point jaune sur la carte), on vient tout juste d'entrer dans l'état de South Australia et on a même gagné 30min! Et oui, ici on est tatillon sur le décalage horaire, on n'a donc plus que 7h30 d'avance sur la France! On a passé la nuit en prison! Mais on n'avait rien fait de mal, c'est juste un endroit parfait pour faire une auberge de jeunesse!  Y'a déjà les chambres!

A bientôt les kokos!

mardi 26 avril 2011

Bonzour les zouzous!


En vert, notre itinéraire!


Nous voici en direct live from Australia. Ca fait un peu plus d'une semaine déjà qu'on traîne nos savates à la ville. Tout a commencé mercredi 13 avril, jour de l'atterrissage à Sydney, où on est resté pendant 3 jours, accueillis par une p'tite suisse, Flurina, super sympa. On a visité Sydney comme de vrais touristes, avec un guide (gratuit en plus!), en passant par les quartiers historiques, dont les premiers habitants étaient les prisonniers anglais envoyés au bagne en Australie, le Sydney Harbour Bridge, le Botanic Garden où les arbres sont recouverts de chauve souris (aaaaahhhh!!!!), et la célèbre Opera House bien sûr.

The Sydney Harbour Bridge (1,3km... les fiottes! même notre pont d'oléron est plus long)

The Opera House
Le pigeon exotique: le cacatoès

Mais qu'est-ce que c'est que toutes ces boules de poils??? aaaaaaaaaaaahhhhhhhh

Ibibis! Hourraaaa!
 C'est colourful chez Flurina

Sur les conseils de Flurina, on est aussi allé jeter un oeil aux quartiers moins touristiques et plus « new age » (c'est le nouveau terme branché d'Antoine), ou alternatifs, comme ils aiment bien dire ici. On a aussi assisté à une soirée couch surfers, dans un resto indien qui, après le repas, diffuse un film dans une salle pleine de canapés très vounvouneux (Lolo je te pique ton mot, je n'en trouve pas d'autre qui décrive mieux la... vounvounerie de ces sofas!), c'était très sympa mais difficile de résister au marchand de sable quand on est si confortablement installé!




Bon quand même il faut dire qu'à Sydney, il y a aussi le côté frime, comme à Bondi Beach, le quartier où on était hébergé, où les surfeurs ont même pas peur des requins, où les body buildés ont presque l'air plus gros que les buildings, et où il y a plus de coach sportifs que de sportifs. 

Alerte à Bondi Beach

 Nous aussi on est allé s'la jouer dans un bar rotatif super classe au 47ème étage d'une tour, vue 360° sur Sydney, sauf qu'on s'est un peu fait remarquer avec nos shorts, chaussures de rando, polaire bleue et tongs!


Mr et Mme Van der Agondin

On a donc passé un super moment à Sydney, ni trop long, ni trop court, puis est venu le moment de retrouver le bush! (tout ce qui ressemble à une forêt, plus ou moins grande, s'appelle le bush en anglais, il y a une notion très sauvage, « into the wild » dans ce mot voyez vous) Alors on est parti en train à une centaine de km de Sydney dans les terres, aux Blue Mountains, et plus exactement dans la petite ville de Katoomba (le point bleu sur la carte). Là bas on a été hébergé par un français, Steven, qui vit en Australie depuis 7 ans, sa fille de 11 ans Cassiopée, et son coloc Greg. On a passé un bon week end là bas, entre les conversations très surprenantes avec Steven, ancienne maman devenue papa (et oui c'est ce qui fait le charme du couch surfing, on peut s'attendre à tout!), une rando dans les blue mountains, des montagnes plates, ou plus correctement des plateaux, entourés de forêt d'eucalyptus (que je ne pensais pas si grands!!), et pour finir une soirée live music dans un bar du coin. 
 

The Three Sisters, les stars des Blue Mountains

Après ça, on a quitté ce brin de nature pour retourner à Sydney, d'où on a pris un bus de nuit pour Melbourne dans l'état de Victoria, 12h de trajet... ah c'est pas Noirmoutier! Melbourne, 2ème ville la plus grande d'Australie après Sydney, réputée pour son aspect culturel et son dynamisme apporté par le grand nombre d'étudiants. On n'a pas apprécié notre séjour à Melbourne autant que celui à Sydney, malheureusement on n'a pas trouvé de couch surfing là bas, on est donc resté en auberge de jeunesse, entourés soit de ronfleur professionnel ou de couple éphémère très... libertin. La ville a bien des architectures intéressantes, super modernes, mais rien de cassant non plus. En ce moment il y a un festival de comédie qui dure un mois, avec plus de 100 spectacles par jour dans différents endroits de la ville, mais trop chers pour notre petit budget. Et on a cherché à louer un van pour la suite du voyage, mais ici, Pâques est synonyme de 5 jours fériés consécutifs, ce qui veut dire auberges qui affichent complet et prix exorbitants pour les quelques véhicules disponibles. On est donc resté 3 nuits à Melbourne alors qu'une seule aurait bien suffit. Tout de même quelques photos, même si on reste un peu déçus de cette ville qui vaut certainement le coup quand on tombe bien.

Ou encore "Victoria - On the Move"
Drôle d'oiseau
La compagnie crotte d'oiseaux...
... et leurs confrères les nudistes

Et tout cela nous amène à aujourd'hui, on a enfin quitté Melbourne (oui, ces 3 jours nous ont paru une éternité), et nous voilà dans une petite auberge (un peu miteuse je dois dire) à Geelong (la croix orange), petite ville qui marque le départ de la Great Ocean Road, route côtière d'environ 200km, on dit que c'est l'une des plus belles routes du monde, nous vous confirmerons cela (ou pas) dans le prochain article... A très bientôt!

Post Scriptum: En fait je n'ai pas réussi à publier cet article à Geelong comme prévu, alors on n'est plus dans la petite auberge miteuse, mais 5 jours plus loin... la suite très prochainement...